
Alcool au volant
Conduite sous l’empire d’un état alcoolique ou en état d'ivresse manifeste
En France, la limite est de 0,25 mg/litre d’air expiré (0,20 mg/lae pour les permis probatoires, les conducteurs de transports en commun ou les conducteurs d'un véhicule équipé d’un EAD).
Dans le sang, les seuils sont de 0,5 g/l (0,4 g/l si permis probatoire).
Jusqu’à 0,39 mg/lae, il s’agit d’une contravention. Dès 0,40 mg/lae (0,80 g/l de sang), il s’agit d’un délit et les sanctions sont plus sévères.
Même sans souffler, si les agents constatent des signes d’une alcoolisation avancée, vous pouvez être poursuivi. On parle alors de conduite en état d’ivresse manifeste.
Ce que je peux faire pour vous
Conserver vos points
L'alcool au volant entraîne un retrait de 6 points. Si vous n'en avez pas assez, par exemple si vous êtes jeune conducteur ou si vous avez récemment suivi un stage, je peux vous proposer des solutions pour éviter de perdre tous vos points et préserver votre permis.
Obtenir votre relaxe
Dans chaque dossier lié à l'alcool au volant, je veille à obtenir la copie des comptes rendus d’enquête. Cela me permet de vérifier rigoureusement les éléments de la procédure et d'identifier tout vice qui pourrait conduire à une annulation de la sanction.
Refabriquer votre permis
Après une suspension de permis, plusieurs démarches sont nécessaires pour le récupérer, telles que les tests psychotechniques, la visite médicale, la réactivation de votre numéro NEPH, la demande sur l’ANTS, ou même repasser le code. Je vous accompagne à chaque étape pour faciliter ces démarches et vous guider jusqu'à la récupération de votre permis.
Réduire votre suspension judiciaire
Dans la quasi-totalité des cas, la suspension de permis est la sanction principale prononcée par le juge. Toutefois, des alternatives et des solutions permettent de moduler cette sanction, afin de préserver votre emploi et vos déplacements quotidiens.
Réduire votre suspension administrative
Dans certains cas, le préfet suspend immédiatement votre permis en attendant votre audition par les forces de l'ordre et votre jugement. J'interviens rapidement pour optimiser cette suspension et mettre en œuvre toutes les démarches nécessaires pour la réduire au maximum.
Obtenir des sanctions adaptées
Certaines situations nécessitent une prise en charge rapide : un métier exigeant un casier judiciaire vierge ou une absence de mention au TAJ, un véhicule placé en fourrière jusqu’à l’audience ou encore une récidive entraînant l’annulation automatique du permis. J’interviens sans délai pour trouver des solutions adaptées et limiter les conséquences.
Demande de prise en charge rapide de votre dossier
Quelles sont les principales sanctions encourues pour conduite sous l’empire d’un état alcoolique ?
Taux entre 0,25 mg/lae
et 0,39 mg/lae
Contravention
- Suspension du permis : jusqu’à 3 ans
- Si amende forfaitaire : 135 €
- Si Tribunal : jusqu’à 750 €
- Retrait de points : 6 points
À partir de 0,40 mg/lae
Délit
- Peine de prison : jusqu’à 3 ans
- Suspension du permis : jusqu’à 5 ans
- Annulation du permis : jusqu’à 5 ans
- Amende : jusqu’à 9 000 €
- Retrait de points : 6 points
En cas de récidive
- Annulation du permis avec interdiction de conduire pendant 3 ans maximum avec obligation de conduire un véhicule équipé d’un éthylotest anti-démarrage (EAD)
- Amende : jusqu’à 18 000 €
- Peine de prison : jusqu’à 6 ans
- Confiscation obligatoire du véhicule
Que faire si vous êtes contrôlé en état d'ivresse ?
01
Contestez les faits
Si vous ne reconnaissez pas l’infraction, il est essentiel de contester les faits. J’examine minutieusement chaque élément de votre dossier et je mets en place une stratégie de défense pour protéger vos droits et minimiser les sanctions.
02
Demandez à soufflez 2 fois
Demandez systématiquement à souffler deux fois lors du contrôle. Cela garantit la validité des résultats et vous offre une meilleure défense en cas de contestation, en s'assurant que la mesure de votre taux d'alcoolémie soit correcte et fiable.
03
Ne refusez pas de souffler
Ne refusez pas de souffler lors d’un contrôle d’alcoolémie. Refuser de s’y soumettre constitue un délit, passible des mêmes sanctions que la conduite sous l’empire d’un état alcoolique. Il est généralement bien plus simple de contester une infraction pour conduite sous alcool que de se défendre face à un refus de vérification.
04
Faites lever l'immobilisation
Si votre véhicule est immobilisé, ne demandez pas à un proche de le récupérer. Vous devez d'abord faire lever l’immobilisation auprès des forces de l’ordre. Le reprendre sans cette autorisation vous expose à des poursuites pour conduite malgré la rétention du permis et/ou l’immobilisation du véhicule.
05
Décalez votre stage
Ne vous précipitez pas à suivre un stage de récupération de points. Les points ne sont pas retirés immédiatement et il est important de choisir le bon moment pour le faire afin d’optimiser vos chances de récupérer les points au moment opportun.
06
Prenez l’avis de rétention
Prenez systématiquement l’avis de rétention du permis qui doit obligatoirement vous être remis en cas de confiscation immédiate du permis. Ce document est essentiel pour avoir les coordonnées des agents qui vous ont verbalisé et défendre vos droits dans la suite de la procédure.
Alcool au volant : ce que j’ai obtenu pour mes clients
Vous recherchez une avocate efficace en droit routier pour vous défendre en cas d'une infraction au Code de la route et souhaitez connaître les chances de succès de votre défense ? Découvrez les résultats concrets que j'ai obtenus récemment.
Préparateur de commandes Alcool au volant, conduite sous stupéfiants, délit de fuite et excès de vitesse
Mai 2026
Je défends mon client devant le tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence. Il comparait des faits d’alcool et stupéfiants au volant en récidive, délit de fuite et vitesse excessive.
J’obtiens sa relaxe des faits de délit de fuite. Ce qui par ailleurs, permettra en outre une meilleure prise en charge des dégâts par l’assurance.
Résultat : relaxe partielle
Sans emploi
Alcool au volant
Avril 2026
Mon client est poursuivi devant le tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence dans le cadre d’une ordonnance pénale pour alcool au volant. Le préfet n’a pas suspendu son permis. Il a absolument besoin de limiter le montant de l’amende et de limiter la suspension de son permis pour retrouver un emploi.
Je dépose des observations auprès du juge et ce dernier prononce une amende de 500 € et 3 mois de suspension du permis.
Résultat : réduction de peine
Coiffeuse
Alcool au volant
(récidive)
Mars 2026
Ma cliente comparait devant le tribunal judiciaire de Privas en CRPC pour répondre des faits de récidive (2 fois) pour alcool au volant.
Son véhicule n’est pas confisqué, le juge n’a pas prononcé de période d’interdiction de repasser le permis, la durée de conduite avec un éthylotest antidémarrage est fixée à 1 mois et une peine de jour-amende est prononcée.
Résultat : véhicule conservé et réduction de peine
Vendeur
Alcool au volant, délit de fuite
Février 2026
Je défends mon client devant le tribunal judiciaire de Marseille pour des faits de conduite sous alcool et délit de fuite.
La peine de sursis proposée par le procureur de la République est divisée par deux.
Le juge ne prononce pas de peine en plus de la suspension administrative déjà purgée par mon client.
Résultat : réduction de peine
Agent immobilier
Alcool au volant
Novembre 2025
Mon client est poursuivi devant le tribunal judiciaire de Draguignan pour une alcoolémie au volant.
J’obtiens sa relaxe.
Résultat : relaxe
Électricien industriel
Alcool au volant
Novembre 2025
J'assiste mon client devant le tribunal judiciaire de Grasse en CRPC. Il est électricien industriel. Il est poursuivi pour alcool au volant. La suspension envisagée par le procureur est diminuée de 10 à 6 mois et j’obtiens que la condamnation ne soit pas mentionnée au bulletin 2 du casier judiciaire de mon client.
Résultat : réduction de peine et casier vierge
Éducateur spécialisé
Alcool au volant
Octobre 2025
Mon client est poursuivi devant le tribunal judiciaire de Grasse pour une conduite sous l’empire d’un état alcoolique. Son permis a été suspendu 8 mois par le préfet. J’obtiens le classement sans suite du dossier. Mon client récupère son permis.
Résultat : permis conservé
Ajusteur
Alcool au volant et conduite sous stupéfiants (récidive)
Septembre 2025
Mon client est déféré devant le tribunal judiciaire de Draguignan. J’évite la confiscation de son véhicule et la période d’interdiction de repasser le permis est limitée. La peine de prison ferme est en jeu, compte tenu des antécédents, mais elle évitée.
Résultat : réduction de peine, véhicule conservé et pas de prison ferme
Conducteur d'engins
Alcool au volant (récidive)
Juin 2025
Mon client passe devant le tribunal judiciaire de Grasse après un déferrement et un placement sous contrôle judiciaire. Il est en récidive d'une conduite sous l'empire d'un état alcoolique. Il sort d'une incarcération et le casier judiciaire porte trace de plusieurs condamnations.
Suite à mon action, mon client sort libre de l'audience et le mandat de dépôt est évité.
Résultat : pas de mandat de dépôt à l'issue du jugement
Étudiant
Alcool au volant
Refus d'obtempérer
Juin 2025
Mon client est un jeune conducteur avec un permis probatoire (8 points). Il passe devant le tribunal judiciaire de Marseille pour récupérer une ordonnance pénale pour un refus d'obtempérer et une alcoolémie au volant, soit un retrait de la totalité des 8 points.
J'interviens pour qu'il ne tombe pas à 0 point. Il a toujours son permis aujourd'hui.
Résultat : permis conservé
Réparateur de train
Alcool au volant
Mai 2025
Mon client est poursuivi devant le tribunal judiciaire de Bobigny en comparution sur
reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) pour alcool au volant.
Je négocie une absence totale de suspension du permis de conduire et j'obtiens que le casier de mon client reste vierge (indispensable pour garder son emploi).
Résultat : permis conservé, casier vierge et emploi sauvé
N'hésitez pas à me solliciter pour découvrir mes résultats antérieurs ou sur d'autres sujets
Voici ce que la loi prévoit pour le délit d’alcool au volant
Voici ce que la loi prévoit pour le délit d’alcool au volant (taux supérieur à 0,40 mg/lae) :
Article L234-1 du Code de la route
I. - Même en l'absence de tout signe d'ivresse manifeste, le fait de conduire un véhicule sous l'empire d'un état alcoolique caractérisé par une concentration d'alcool dans le sang égale ou supérieure à 0,80 gramme par litre ou par une concentration d'alcool dans l'air expiré égale ou supérieure à 0,40 milligramme par litre est puni de trois ans d'emprisonnement et de 9 000 euros d'amende.
II. - Le fait de conduire un véhicule en état d'ivresse manifeste est puni des mêmes peines.
III. - Dans les cas prévus au I et II du présent article, l'immobilisation peut être prescrite dans les conditions prévues aux articles L. 325-1 à L. 325-3.
IV. - Ces délits donnent lieu de plein droit à la réduction de la moitié du nombre maximal de points du permis de conduire.
V. - Les dispositions du présent article sont applicables à l'accompagnateur d'un élève conducteur. »
Article L234-2 du Code de la route
I. - Toute personne coupable de l'un des délits prévus à l'article L. 234-1 encourt également les peines complémentaires suivantes :
1° La suspension, pour une durée de cinq ans au plus, du permis de conduire, cette suspension ne pouvant pas être limitée à la conduite en dehors de l'activité professionnelle ;
2° L'annulation du permis de conduire avec interdiction de solliciter la délivrance d'un nouveau permis pendant cinq ans au plus ;
3° La peine de travail d'intérêt général selon des modalités prévues à l'article 131-8 du code pénal et selon les conditions prévues aux articles 131-22 à 131-24 du même code et à l'article L. 122-1 du code de la justice pénale des mineurs ;
4° La peine de jours-amende dans les conditions fixées aux articles 131-5 et 131-25 du code pénal ;
5° L'interdiction de conduire certains véhicules terrestres à moteur, y compris ceux pour la conduite desquels le permis de conduire n'est pas exigé, pour une durée de cinq ans au plus ;
6° L'obligation d'accomplir, à ses frais, un stage de sensibilisation à la sécurité routière ;
7° L'interdiction, pendant une durée de cinq ans au plus, de conduire un véhicule qui ne soit pas équipé par un professionnel agréé ou par construction d'un dispositif homologué d'anti-démarrage par éthylotest électronique. Lorsque cette interdiction est prononcée en même temps que la peine d'annulation ou de suspension du permis de conduire, elle s'applique, pour la durée fixée par la juridiction, à l'issue de l'exécution de cette peine ;
8° La confiscation du véhicule dont le condamné s'est servi pour commettre l'infraction, s'il en est le propriétaire.
II. - La suspension du permis de conduire prévue au présent article ne peut être assortie du sursis, même partiellement.
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En cas de récidive, le permis sera automatiquement annulé
Article L234-12 du Code de la route
I.-Toute personne coupable, en état de récidive au sens de l'article 132-10 du Code pénal, de l'une des infractions prévues aux articles L. 234-1 et L. 234-8 encourt également les peines complémentaires suivantes :
1° La confiscation obligatoire du véhicule dont le prévenu s'est servi pour commettre l'infraction, s'il en est propriétaire. La juridiction peut toutefois ne pas prononcer cette peine, par une décision spécialement motivée ;
2° L'immobilisation, pendant une durée d'un an au plus, du véhicule dont le prévenu s'est servi pour commettre l'infraction, s'il en est propriétaire.
II. (Paragraphe abrogé).
III.-Le fait de détruire, détourner ou tenter de détruire ou de détourner un véhicule confisqué en application des dispositions du présent article est puni des peines prévues par l'article 434-41 du Code pénal
Article L234-13 du Code de la route
Toute condamnation pour l'une des infractions prévues aux articles L. 234-1 et L. 234-8, commise en état de récidive au sens de l'article 132-10 du Code pénal, donne lieu de plein droit à l'annulation du permis de conduire avec interdiction de conduire un véhicule qui ne soit pas équipé par un professionnel agréé ou par construction d'un dispositif homologué d'anti-démarrage par éthylotest électronique pendant une durée de trois ans au plus, applicable à compter de la date d'obtention d'un nouveau permis de conduire ; cette interdiction ne s'applique cependant pas si ce nouveau permis a été obtenu plus de trois ans après l'annulation du précédent. A l'issue de cette période d'interdiction, l'intéressé est soumis à un contrôle médical de l'aptitude à la conduite.
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En ce qui concerne l’infraction si votre taux est inférieur à 0,40 mg/lae :
Article R234-1 du Code de la route
I. – Même en l'absence de tout signe d'ivresse manifeste, est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe le fait de conduire un véhicule sous l'empire d'un état alcoolique caractérisé par :
1° Une concentration d'alcool dans le sang égale ou supérieure à 0,20 gramme par litre ou par une concentration d'alcool dans l'air expiré égale ou supérieure à 0,10 milligramme par litre et inférieure aux seuils fixés à l'article L. 234-1, chez le conducteur d'un véhicule de transport en commun, chez le conducteur dont le droit de conduire est limité aux seuls véhicules équipés d'un dispositif homologué d'anti-démarrage par éthylotest électronique, installé par un professionnel agréé ou par construction, conformément aux dispositions de l'article L. 234-17, ainsi que chez le conducteur titulaire d'un permis de conduire soumis au délai probatoire défini à l'article L. 223-1 ou en situation d'apprentissage définie à l'article R. 211-3 ;
2° Une concentration d'alcool dans le sang égale ou supérieure à 0,50 gramme par litre ou par une concentration d'alcool dans l'air expiré égale ou supérieure à 0,25 milligramme par litre et inférieure aux seuils fixés à l'article L. 234-1, chez les autres conducteurs.
II. – L'immobilisation peut être prescrite dans les conditions prévue aux articles L. 325-1 à L. 325-3.
III. – Toute personne coupable de l'une des infractions mentionnées au I encourt également les peines complémentaires suivantes :
1° La suspension du permis de conduire pour une durée de trois ans au plus, cette suspension pouvant être limitée à la conduite en dehors de l'activité professionnelle ;
2° L'interdiction, pendant une durée de trois ans au plus, de conduire un véhicule qui ne soit pas équipé d'un dispositif homologué d'anti-démarrage par éthylotest électronique par un professionnel agréé ou par construction, conformément aux dispositions de l'article L. 234-17, en état de fonctionnement et après avoir utilisé elle-même ce dispositif sans en avoir altéré le fonctionnement.
IV. – Cette contravention donne lieu de plein droit à la réduction de six points du permis de conduire.
V. – Les dispositions du présent article sont applicables à l'accompagnateur d'un élève conducteur.
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